L’invasion Allemande

Le 10 mai l’armée allemande lance, par surprise, son offensive générale sur le front Ouest.  Dès le 13 mai, la principale offensive allemande frappe à travers les Ardennes, perce le lendemain les lignes françaises à Sedan.

 

A Dunkerque, l’évacuation maritime de la poche alliée où s’entassent 500000 combattants et 80000 civils sans vivres a commencé. Le 4 juin, les Allemands occupent le port et la ville. 240000 soldats britanniques, 115000 Français, 16000 Belges et Hollandais ont été sauvés sans leur matériel. Le corps de bataille français est anéanti.

Le 5 juin, à l’aube, les Allemands repartent à l’offensive avec 47 divisions assaillant les armées françaises. La bataille est très violente sur l’Aisne, la Somme, l’Oise.

 

Les premières troupes Allemandes entrent dans Rouen le 9 juin, Yvetot le 10 juin, Fécamp et Saint-Valéry-en-Caux le 11 juin où les unités française et écossaises sont encerclées.

 

Le 13 juin, Le Havre et sa région tombent aux mains des Allemands.

 

Le maréchal Pétain prend tête du gouvernement le 17 juin et établit alors à Vichy un régime dit “État français” : il prône la “collaboration” avec le Reich allemand. Le même jour, le général de Gaulle part en avion à Londres pour y continuer la lutte aux côtés de Winston Churchill et, le 18, il lance son célèbre appel à la résistance sur les ondes de la B.B.C.

Le 22 juin 1940 à Rethondes ( Oise ) est signé l’armistice mettant fin aux combats entre les armées française et allemande.  La France a perdu 92000 morts, 250000 blessés ; en outre, 1850000 hommes sont prisonniers de guerre dont 1500000 vont être internés en Allemagne. L’armistice scinde le pays en deux, séparé par une ligne de démarcation.

 

Elle est instaurée par l’article 2 de la Convention d’armistice, la ligne de démarcation parcourt treize départements sur près de 1 200 kilomètres.

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