Le 329ème régiment d’infanterie du Havre

 

Reformé au Havre entre le 1er et 11 septembre 1939, il appartient à la 53ème division d’infanterie. Le IV bataillon est dirigé par le commandant Sélignat. Il doit défendre la côte, de Dieppe à l’embouchure de la Seine. De septembre à mai 1940, il assure des missions de surveillance et poursuit son instruction. Le 17 mai, le bataillon change de direction et se regroupe en direction de Fécamp et de Goderville. Le 7 juin, ordre est donné de resserrer les organisations défensives et un nouveau dispositif est mis en place dans le triangle Fécamp-Bréauté-Montivilliers.

 

C’est le point d’appui de Fécamp qui sera le premier en contact avec l’ennemi qu’il retardera de plus de 24 heures, permettant aux troupes encore au Havre de s’embarquer ou de traverser la Seine.

 

Le jeudi 13 juin 1940, les allemands arrivent au Havre.

 

Les autres bataillons du 329ème partiront vers la frontière Belge jusqu’au début de l’année 1940. Le régiment débarque ensuite dans les Ardennes à l’aube de l’offensive allemande où il croise de nombreux civils venant du Nord et de la Belgique. Les premiers coups de feu sérieux avec les allemands commencent le 12 mai. En l’espace de 3 jours, le 329ème est complètement disloqué, laissant de nombreux prisonniers, mais beaucoup ont trouvé une mort héroïque sur les champs de bataille. Reconstitué, il reprendra les combats en freinant les troupes allemandes sur la Marne, l’Aube puis la Seine. Le 18 juin, les derniers éléments sont encerclés puis capturés après avoir épuisé toutes leurs munitions. Le drapeau du 329ème fût secrètement caché jusqu’à la Libération.

La drôle de Guerre

Le 1er septembre 1939, l’armée allemande envahit la Pologne. Liés au gouvernement polonais par un traité d’assistance depuis 1921, la Grande-Bretagne et la France mobilisent à leur tour, tout en adressant à Berlin un ultimatum. Sans réponse, les deux alliés déclarent la guerre au IIIe Reich d’Hitler le 3 septembre, à 11h par l’Angleterre, à 17h par la France.


Les mois qui suivront verront se lancer des opérations ponctuelles de bombardements, de reconnaissances et d’observation et d’attaques limitées aux frontières.  La première riposte franco-britannique interviendra en avril 1940 lorsque Hitler attaquera la Scandinavie et la célèbre bataille de Narvik où Français et Alliés, au prix de durs combats, parviendront à repousser les Allemands à 14 km de la ville le 30 mai.


Mais les évènements survenus sur le front Ouest font que l’opération victorieuse s’arrête là au profit d’une évacuation générale immédiate. Le 8 juin, le dernier bateau allié a quitté la Norvège.