Les fortifications sur Octeville-sur-Mer

Dès leur arrivée au Havre, les Allemands disposent plusieurs batteries pour se protéger des attaques de l’aviation alliée mais c’est avec l’ouverture du front russe en 1941, que les premiers travaux de fortification sont organisés.  Un second élan est donné après le coup de main manqué à Dieppe le 19 août 1942, lors de l’opération « Jubilee ». 

Pendant 2 ans de travaux intenses menés par l’Organisation Todt,  près de 15000 ouvrages fortifiés sont construits et se répartissent sur les côtes ouest de l’Europe. Le dispositif est complété par le système de défense imaginé par le maréchal Rommel et installé à partir de novembre 1943 : il s’agit d’obstacles de toute nature (pieux, rails, troncs d’arbres, pièces en acier et en béton, hérissons ) généralement munis de charges explosives. Sur les plages ou dans les champs, des réseaux de barbelés et de mines sont placés ainsi que les « asperges de Rommel ».

Le Havre fera partie intégrante de ce projet et fera des communes limitrophes, des zones interdites, complètement ceinturées de défense avec près de 400 ouvrages bétonnés :

- sur la façade maritime, les falaises sont un mur infranchissable. Quant au front de mer et au port, ils sont suffisamment défendus pour faire barrage à tout assaut,

- à l’Est, la vallée de la Lézarde, inondée, est un réel obstacle. Le plateau dominant Harfleur est également fortifié et constitue le bastion Sud Est de la forteresse avant les marais et la Seine,

- au Nord par un large fossé large de 9 mètres, profond de 6 mètres, qui part du plateau d’Epremesnil, vers Fontaine-la-Mallet par Fréville. Puis sur l’autre versant de Fontaine, il cours à travers la plaine vers Dondenéville. Il se sépare ensuite en deux branches :

- l’une vers l’ouest par le Moulin et le Tôt, jusqu’au falaises,

- l’autre vers le nord en contournant Octeville et le “ Café Blanc ” par l’est.

 

De nombreux champs de mines viendront complétés le dispositif tout le long du fossé antichar, parsemé de points fort et de postes d’observation des batteries installées dans les fermes et sur les hauteurs.

 

Les batteries allemandes positionnées sur la commune étaient situées :

-         Ecqueville, sur les terres de la ferme Degenetais. On y trouve 4 canons de 105 mm d’une portée de 18 kilomètres sous casemate encore visible actuellement. Derrière se trouve la tour de direction de tir avec de nombreux abris à munitions et un grand réfectoire (disparu en 1991)  ainsi que divers ouvrages fortifiés ,

-         La Brière dont les canons furent déplacés à Ecqueville en 1943,

-         Dondenéville. La plupart des fermes du hameau poccèdent des ouvrages fortifiés, avec notamment une casemate pour cloche blindée, unique en Haute-Normandie.

-         Les 4 fermes et Le Moulin où les ouvrages sont encore visibles de la route national,

-         Edreville, sur le site de Sidel, emplacement d’une batterie de flak (DCA Allemande) aujourd’hui détruite. Il reste  néanmoins quelques ouvrages notamment un abri pour projecteur.