Les Opérations de Déminage

Aspect peu connu du retour à la paix, le déminage de la France après 1945 a pourtant été une tâche essentielle de la reconstruction du pays. Avant même de songer à rebâtir, les pouvoirs publics issus de la Libération durent s’atteler à cette séquelle des récentes opérations militaires mettant en danger les populations civiles. La neutralisation des millions de mines restées tapies dans le sol national fut ainsi un préalable à la sortie définitive de la guerre.

Le déminage, un préalable à la reconstruction

C’est pourquoi le gouvernement provisoire, jugeant qu’il s’agissait bien d’un préalable à la reconstruction, confia le déminage au ministère de la reconstruction et de l’urbanisme, créé en novembre 1944. La direction du déminage y fut organisée en février 1945 sous la responsabilité de Raymond Aubrac, ancien commissaire de la République à Marseille.

La saisie des documents du commandement militaire qui suivit la reddition allemande permit de connaître les détails des plans des champs de mines, leur disposition et les différents types d’amorçage et d’explosifs employés.

          Première opération de déminage en France : Printemps 1945

          1% du territoire, l’équivalent de Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille

         30 à 48000 Prisonniers de Guerre Allemands, 3000 Français

         De 1945 à 1947 : 2000 tués Allemands, 592 tués chez les démineurs Français et + de 800 blessés graves (7 accidents / 10000 mines)

         475 680 hectares nettoyés dont 220 000 de terres cultivable, soit + de 13 millions de mines, 663 000 obstacles marins dont 1 tiers miné

 

Les travaux de déminage étaient considérés comme achevés la fin de 1947.

 

 

 

 

 

Déminage sur la route de Montivilliers à Octeville-sur-Mer.