La vie sous l’occupation

Après la défaite de la France en 1940, tout manque au quotidien : les denrées alimentaires, les produits de 1ère nécessité et les matières premières. Des tickets de rationnement sont obligatoires dans les magasins pour acheter les denrées contingentées.

Les tickets de Rationnement

L’utilisation des titres débute lors de la deuxième quinzaine de septembre 1940. En octobre 1940, la ration journalière de pain de chaque consommateur est alors de 350g ; quatre ans plus tard, elle est ramenée à 125g pour les enfants et 250g pour les autres catégorie, sauf les « J3 », c’est-à-dire les jeunes de 13 à 21 ans, lesquels ont droit à 375g.

 

Concernant la viande, hormis certains jours de fermeture obligatoire des rations de 350g dont 20% d’os par bénéficiaire. Là encore, les portions diminueront pour tomber à 250g en octobre 1944. Le fromage, distribué par quantité de 50g hebdomadaires au début du conflit, chutera, sauf catégorie particulière, à 20g en 1944. Le lait est distribué en ¼ de litre, ½ litre et ¾ de litre, selon l’âge des enfants. Le lait entier des débuts se décline en standard, demi-écrémé, et même en concentré sucré, non sucré ou en poudre.

 

Lors du dernier trimestre 1940, les cartes de produits rationnés se succèdent. C’est désormais au tour de la carte de denrées diverses de voir le jours. Elle est destinée à la distribution de fromage, des matières grasse et des substances ne disposant pas d’une carte spécifique. Elle cessera d’exister en juin 1948.

Les pommes de terre ont, bien entendu, aussi leur carte, en mars 1941. La ration mensuelle et alors de 1 kg, puis passera à 2kg en 1943. Tous les fruits et légumes, à un moment ou un autre, ont aussi été frappés par des mesures de restrictions et de distribution contingentée, y compris les rutabagas.

Côté liquide, le volume mensuel de vin attribué entre 1942 et 1945 est de quatre litres pour les « J3 », les « V », et les «T ». Il est de six litres pour les « C », les travailleurs de force se voyant attribuer un supplément. A partir de 1944, les femmes allaitant peuvent obtenir un certificat fourni par les sage-femme.

 

Beaucoup d’ersatz

 

Dès 1940, la vente du café est interdite, un produit de substitution est alors proposé en échange sous le nom de café National, composé de 1/3 de café et 2/3 de succédané. Le sucre aussi est rationné, même en version saccharine ou

sucre de raisin et de miel. En 1940, la ration mensuelle varie de 150g à 1kg selon les régions pour les « E », et 500g pour les autres. Le tabac est également concermé par la distribution quantifiée, la cart de tabac apparue en novembre 1941 voit, elle aussi, évoluer les rations au fil du temps. En moyenne, il était remis deux paquet de tabac aux hommes de plus de 18 ans ; les femmes ; pour leur part, ne seront concernées qu’à compter de décembre 1945 !

 

Le savon, contingenté dès novembre 1940, le sera jusqu’en 1949. Des cartes savons « homme » avec supplément de savon à barbe, et des savons «femme et enfant» seront distribués. Il s’agissait de produits à forte teneur en argile, peu agréables à utiliser.

 

 

Le Système « D »

Les Français doivent improviser pour survivre, commence l’époque du système ” D ” et du marché noir. On élève poules et lapins dans les appartements, les citadins doivent parcourir de grandes distances à pied ou à vélo pour acheter à prix d’or dans les fermes la viande et les légumes qui manquent cruellement.