La résistance

Dès les premiers temps de l’occupation, des attitudes instinctives de refus de la défaite, de la collaboration ou de la Révolution nationale se manifestent un peu partout. Elles sont surtout le fait d’initiatives individuelles, spontanées et non coordonnées, notamment pour de la rédaction de tracts, l’assistance et aide à l’évasion des soldats anglais ou français, récupération et stockage d’armes, sabotages et manifestations publiques de patriotisme.

 

Si la résistance s’organise progressivement, un nouvel élan sera donnée en 1943, lorsque le gouvernement de Vichy institue le 16 février 1943 le Service du travail obligatoire (STO) : environ 650 000 Français partiront travailler en Allemagne. Les nombreux réfractaires reçoivent l’aide des populations civiles et des organisations de Résistance pour se cacher, rejoindre les armées alliées ou constituer des “maquis” dans des zones peu habitées.

 

L’organisation des réseaux se met en place dès l’automne 1940 dans la région havraise. Différents groupes verront le jour rapidement : celui animé par Gérard Morpain, « Le Vagabond Bien Aimé » créé par le garagiste Tsiritch avec son journal « Le Patriote » avec pour devise « Quand on n’a pas tout donné, on a rien donné ! », le réseau «Libé Nord» ou les groupes issus de la Police, du Port Autonome…

 

Sur dénonciation, un grand nombre de résistants locaux furent arrêtés, déportés ou fusillés pendant l’hiver 1941 dont Gérard Morpain. Un nouveau groupe, mené par Philippe Chandelier et Paul Desjardin fusionnera avec celui de Raymond Guenot en 1942. Ils publieront le journal « L’Heure H » dont la devise était « Toutes les heures blessent, la dernière tue ».

 

Une nouvelle vague d’arrestations à l’automne 1943 portera un coup dur à la résistance locale, de Rouen au Havre. Raymond Guenot sera fusillé le 12 novembre 1943.


En 1944, du débarquement au 12 septembre, les réseaux jouèrent un rôle important dans la libération du Havre et de sa banlieue !